Les nouveaux rythmes scolaires. L’expérience de Périgueux, article du SNEP24.

La réforme des rythmes scolaires pour les écoles primaires a été mise en place sur Périgueux dès la rentrée 2013, entraînant dans son sillage de nombreuses conséquences sur l’EPS dans le secondaire.

Article mis en ligne le 17 octobre 2013
dernière modification le 27 mars 2014

par FSU 24
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Tout d’abord, tous les collèges et les lycées ont été avertis mi-juin par la municipalité que de nombreux créneaux d’installations sportives municipales leur étaient supprimés afin de les rendre au primaire.
 
Attention, ces créneaux peuvent toucher toutes les plages horaires : en effet, des créneaux supplémentaires sont nécessaires pour les activités périscolaires. Or, celles-ci peuvent être placées à des horaires différents selon les choix des écoles (plage méridienne ou fin de journée). Les activités périscolaires modifient à leur tour la donne des créneaux EPS des primaires. L’EPS, qui était souvent placée dans l’après midi, passe le matin, et nécessite de nouveaux créneaux…
 
A Périgueux, le secondaire travaille de 8 h à 12h, le primaire de 8 h 30 à 11 h 30. Donc, quand le primaire récupère un créneau du matin, il demande 9 h /11 h et condamne ainsi 4 heures de gymnase du secondaire…
 
Autre incidence indirecte : nous commençons à être en pénurie de bus le mercredi matin, car là aussi les primaires sont demandeurs. Ainsi les « grands déplacements » UNSS se compliquent…
 
A Périgueux, aucun professeur d’EPS n’a été consulté au préalable, mais tous les EPLE ont été directement, et durement touchés puisque le manque d’installations sportives était déjà dénoncé depuis longtemps. La municipalité a placé les collègues devant le fait accompli, puis a plaidé que les délais étaient trop courts, que la réforme s’est faite dans l’urgence, et que, de toutes façons, les installations sportives municipales sont prioritairement attribuées aux écoles primaires.
 
Les collègues ont réagi vite et nombreux : rendez-vous à la mairie en juin, courriers au Conseil Général et/ou au Conseil Régional et à la DASEN ; le SNEP-FSU a fait de même, avec en plus un communiqué de presse.
 
Le Conseil Général a répondu par une promesse de réunion concertative avec toutes les parties citées ci-dessus, (date non fixée) à laquelle nous souhaiterions que soient invités tous les coordonnateurs EPS des EPLE concernés. Pour autant, le problème chronique du manque d’installations sportives ne pourra se régler, ni en une réunion, ni en une année… C’est pourquoi, afin d’éviter le maximum de « dommages collatéraux », nous invitons nos collègues à anticiper dès aujourd’hui la rentrée 2014 en demandant audience auprès des municipalités, et surtout en exigeant à être partie prenante aux décisions futures pour tenter de trouver les ajustements les meilleurs avec le primaire.
 
Pour autant, nous devons faire de la bataille des installations sportives, le fer de lance d’une année électorale qui nous permettrait d’appuyer nos demandes et de faire en sorte que les enseignements obligatoires se déroulent dans des conditions améliorées, et qu’une autre réforme des rythmes soit possible.
 
A moins que cette réforme ne soit abandonnée, puisque les médias annoncent déjà que les enfants et les parents sont épuisés et ne tiennent pas le rythme demandé après moins d’un mois d’école…

Nathalie COTTRET,
Co-Secrétaire Départementale
De la Dordogne
 

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